article midi libre du 31 août 2006

 Pour les 4 jours, il faut un consensus local »

  jeudi 31 août 2006

 Paul-Jacques Guiot, inspecteur d’académie, explique sa position sur la semaine des quatre jours 

 Que pensez-vous de la semaine des quatre jours ?

Je n’ai pas à en penser quoi que ce soit. Je suis scientifique de formation : si on m’apporte la preuve que c’est mieux, je prends.

Mais jusqu’à présent, personne n’est en mesure de le dire.Moi, je suis là pour le bien des élèves, quoique certains en pensent. Entre quatre et cinq jours, il y a des solutions intermédiaires. De nombreuses communes ont demandé le samedi vaqué contre le mercredi matin travaillé. Une partie de la demande des quatre jours - avoir le week-end - est accomplie. Et c’est plus facile à mettre en place. Pour la semaine des quatre jours, il faut penser aux transports, aux remplacements des titulaires malades sur la période des vacances nationales... Ce sont des questions importantes.

Je n’ai pas de position tranchée. Mais jusqu’à nouvel ordre, le calendrier est national, décidé par le ministre.  

Justement. Gilles de Robien explique, ces jours-ci, qu’il est pour un consensus sur cette question.

Si le ministre est pour, pourquoi pas. Mais ce qui est dérogatoire est soumis à des règles. Il faut que tout le monde soit d’accord sur la zone concernée. Il n’est pas question qu’une école l’adopte et pas l’autre dans la même commune. Il faut que le conseil d’école se prononce, que le conseil municipal vote, que le conseil général donne son accord s’il y a du transport scolaire... Si ces conditions sont respectées, actées, en temps et en heure, j’informe le conseil départemental de l’Éducation nationale et je n’ai aucune raison de m’y opposer

Mais la semaine de quatre jours, il y en a qui veulent en sortir. Et dans l’esprit fondateur, il y a un accompagnement de la commune pour mettre en place des activités, pour que les enfants ne soient pas livrés à eux-mêmes. C’est très coûteux. C’est ce qui a fait capoter l’expérience à Épinal. Pour une grande ville, c’est énorme. Et il y a aussi des raisons de fréquentation. A Castelnau, la population n’est pas demandeuse, les élèves ne viennent pas. On constate que ça marche mieux ou moins bien, selon les catégories sociales.

Et je n’ai pas non plus la preuve que les classes sont pleines pendant la première semaine de juillet, où les élèves sont censés travailler... J’espère qu’elles le sont. 

 Comment comprendre que toutes les écoles du Gard sont au rythme des quatre jours quand aucune (sauf Castelnau - NDLR) ne l’est dans l’Hérault ?

Le Gard fait ce qu’il veut. Un consensus s’y est sans doute dégagé. Ils ont demandé et obtenu les quatre jours. Mais encore une fois, ici, il n’y a jamais eu de demandes massives.


  
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